Hervé DI ROSA

Collection des Cent
du XXIe Siècle
Série N°2
 

Né en 1959 à Sète, il est l’un des principaux artistes du mouvement de la

« Figuration libre » avec François Boisrond et Robert Combas. C’est un mouvement novateur et dynamique qui trouve ses inspirations dans le Graffiti, la BD et le Rock. Sans barrière ni frontière, la « liberté » de l’artiste lui permet de faire « figurer » tout ce qui se trouve sur son chemin.

Dans ce monde multicolore où le regard s’évade jusqu’à perdre pied, la liberté de l’artiste obéit néanmoins à une rigueur bien orchestrée. Et les messages véhiculés nécessitent plusieurs niveaux de lecture. En 2019, il a fallu que l’artiste, comme l’Assemblée nationale, se justifient sur un soupçon de racisme pour une oeuvre réalisée en 1991... C’est sans aucun doute un signe des temps et d’un durcissement de la « liberté de figurer ».

L’art de Hervé Di Rosa a trouvé un triple rendez-vous : celui avec le marché de l’art, avec les institutionnels et avec le grand public.

Son art est populaire au sens noble du terme, à savoir qu’il est aimé et compris par un grand nombre. En 2000, il fonde avec Bernard Belluc le Musée international des arts modestes à Sète : « Je n’invente pas l’art modeste, je l’ai trouvé, je le fais vivre et je le fais dialoguer avec l’art contemporain... Un pont d’une rive à l’autre, aller vers le néophyte
qui peut être attrapé par l’alibi des images du quotidien qu’il connaît bien et qui l’amènent vers des oeuvres plus complexes... »